SPF 21 : appel à un soutien accru du tissu économique local

jeudi 21 février 2008
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Le Secours Populaire Français invite les PME à s’investir davantage comme acteurs de la solidarité.
A travers sa mission essentielle traduite par sa signature » Tout ce qui est humain est nôtre », le Secours Populaire Français (SPF), association de loi 1901, reconnue d’utilité publique vient en aide aux plus démunis, en les soutenant moralement, matériellement, en proposant aux familles des activités culturelles avec comme point fort de son action annuelle : sa campagne vacances (4 000 journées offertes aux plus nécessiteux).

Dans son mode de fonctionnement, l’une de ses originalités réside dans le respect de la dignité des familles qui franchissent le seuil d’une structure offrant un accueil permanent. A titre d’exemple : toute activité suggérée est conditionnée par la participation financière de ces personnes épaulées - quelque soit le caractère modeste de leurs revenus.

Aides alimentaires : Hausse de 20 %

450 bénévoles côte-d’oriens interviennent sur le terrain au rythme de 64 120 heures. Leur efficacité n’est envisageable qu’à travers les nécessaires ressources financières (463 800 € hors éléments exceptionnels) dont les origines se répartissent à parts égales entre les dons des particuliers et des entreprises, les subventions publiques et les revenus issus des initiatives organisées par les bénévoles (pour 2006, une dizaine). 776 familles et 530 personnes ont reçu, en 2006, une aide alimentaire à travers les livres-services de la solidarité (4 par an) en plus de l’assistance d’urgence assurée à notre centre.

Il n’en demeure pas moins que les besoins financiers et matériels de la fédération départementale du SPF sont de plus en plus importants au regard de ce que nous constatons chaque jour dans nos permanences d’accueil. De plus en plus de nouveaux pauvres recherchent aide et soutien et de nouvelles catégories de population sont confrontées à la précarisation de leurs situations (personnes âgées, étudiants, familles monoparentales).
Force est de constater qu’encore trop peu de partenaires économiques locaux (entreprises, commerçants, artisans, professions libérales) ont pris conscience du rôle social de notre action au quotidien. Sans doute par ignorance de nos besoins grandissants. De fait, entre 2006 et 2007, le nombre de personnes aidées - notamment au niveau alimentaire - a augmenté de 20 %.

Contributions multiples

Chaque acteur économique s’il en a la volonté, doit pouvoir consacrer une part de son résultat à nos actions, par le biais d’une contribution financière (sous forme de don encouragé par un dispositif fiscal encadré et très avantageux) ou d’un don matériel. Les entreprises, dans leurs pratiques courantes, mettent souvent au rebus des articles encore dotés d’une valeur certaine et auraient toute leur utilité au sein de familles démunies (sur-stock alimentaire, vestimentaire, mobilier etc.). La mise à disposition de prestations de différentes natures peut également être salutaire. De fait, il convient aujourd’hui de mettre en œuvre de nouveaux moyens pour rompre l’éloignement des familles (ne disposant pas de moyens de transport) et plus particulièrement celles qui se retrouvent isolées à la campagne. Pourquoi ne pas imaginer qu’une entreprise de transport de marchandises ne puisse en appui du SPF organiser de façon ponctuelle une assistance en prenant en charge divers services (course, livraison de médicaments, transport de personnes). D’autres compétences employées au profit du SPF pourraient être envisagées. A cet égard, nous manquons souvent de compétences pointues dans les domaines suivants : santé, juridique, expertise-comptable, expertise-logistique, communication externe.. L’entreprise pourrait sans doute dégager ponctuellement (en soutien téléphonique par exemple) ou régulière ce type d’experts présents dans ses effectifs. Ce genre d’implication peut préparer, le moment venu, par choix individuel cette fois, une orientation vers une mission bénévole plus durable.

Parce que toute solidarité et en particulier celle exercée par notre mouvement ne saurait être efficace sans ses bénévoles (une récente étude nationale montre que 10 € de dons permettent de venir en aide aux personnes en difficulté à hauteur de 69 € grâce à l’effet démultiplicateur apporté par le travail des bénévoles).

Relais au sein des entreprises

En tant qu’acteurs économiques, les PME locales ont la possibilité de soutenir le SPF en encourageant sa présence aux côtés de leurs salariés. Notre voeu le plus cher serait ainsi de pouvoir disposer au sein des établissements d’un relais actif nous permettant de transmettre des informations sur nos activités et nos besoins. Quant à l’intérêt que revêt pour les acteurs économiques le soutien des actions du SPF de Côte-d’Or, il réside dans le positionnement d’une entreprise se voulant encore plus citoyenne. Enfin, la forme de mécénat que le SPF, propose peut aussi être un élément clé de la communication externe des entreprises ainsi qu’un véritable levier de communication interne au travers de la valorisation de leur stratégie grâce à la diffusion de bilans d’actions ou de divers supports.

- Denis BURILLARD


Denis Burillard a fait l’ensemble de sa carrière à France Télécom qu’il a intégré en 1969. Il y a été successivement directeur des ventes de forces de ventes, directeur des ressources humaines et directeur départemental. Fonctions qu’il a occupées au gré d’une mobilité géographique l’ayant conduit de Paris à Reims en passant par la Bourgogne. A partir de 2005, il s’engage comme bénévole au sein du secrétariat du Secours Populaire Français de Côte-d’Or en tant que chargé de communication externe et des partenariats. Au sein d’EGEE, il assure également des interventions auprès d’élèves d’établissements scolaires et universitaires pour les préparer aux entretiens d’embauche. Secours Populaire Français 16 rue Michelet 03.80.30.20.70 denis.burillard@orange.fr